Passionné de nature, Olivier Leclercq photographie les fleurs avec l’âme d’un rêveur. Se situant aux antipodes de la macro aux visuels quasi scientifiques, il nous présente des images monochromes où flou et flare sont artistiquement composés.
Olivier Leclercq utilise la photographie comme un herbier ; chaque photo venant illustrer sa passion d’enfance pour la nature. Des souvenirs forts liés à ces longues promenades en milieu naturel partagées avec son père. Petit garçon, il se laisse entraîner par le mystère de cette nature qui ne se dévoile pas à ceux qui ne prennent pas le temps pour bien l'admirer. Le détail échappe à l'enfant curieux, lui s'efforce de l'avoir toujours dans un coin de son objectif.
Pendant 25 ans, Olivier Leclercq a pratiqué la photographie d’une manière on ne peut plus technique, en tant qu’employé dans un studio de publicité d’une grande multinationale. Frustré par l’aspect purement commercial de ses photos, il part dès qu’il le peut, prendre des clichés de nature. La créativité et l’art comme exutoire…
Toute sa démarche est animée par l'aura d'une enfance que ce photographe a su garder en lui. Une enfance sensible à la nature et aux rêveries.
Et comme autrefois, il se remet volontiers à quatre pattes prenant de longues poses pour mieux saisir les fines rayures d'une feuille. Pour rendre les détails de son objet, il va jusqu'à utiliser une pellicule à haut contraste, très peu sensible (6 ASA). De celles qu'on utilise pour faire des photographies au microscope. Grâce à sa palette de couleur très limitée, il invente de compositions picturales qui sont autant une ode à la nature qu'à la monochromie.
Aujourd’hui, il a choisi d’être Conseiller d’éducation dans un lycée pour pouvoir « transmettre des savoirs » aux jeunes. En abandonnant la photographie commerciale, il peut désormais se consacrer à la photographie par passion et rebondir vers une vraie vocation.