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Journal de Montréal - Tôt un dimanche matin Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Installé pendant deux ans à Montréal, Julien Coquentin n'a pas passé une journée sans saisir le monde qui l'entourait mêlant les techniques et les sujets au fil de son inspiration. Un journal photographique où se révèle son regard d'auteur.

Ces photos sont issues d’un journal que j'ai tenu quotidiennement à Montréal d’avril 2010 à juin 2012. Mon désir était d’apprendre à photographier en réalisant une poétique de la ville et de l’éloignement. Travaillant de nuit aux urgences en tant qu’infirmier, j’ai pu y consacrer une partie de mon temps. J’ai habité le Mile End, où se mêlent les canadiens anglophones et francophones, des portugais et des grecs, des italiens, des polonais et une importante communauté de juifs orthodoxes. Niché entre l’avenue du parc et le boulevard St Laurent, entre le Plateau et Petite Italie, quelques blocks ayant pour frontière deux lignes noires dans la neige : Une voie ferrée où se succèdent les trains de la Canadian Pacific Railway. Cette Amérique-là se fondait à un rêve, celui que j’avais découvert enfant devant le poste de télévision ou l’obscurité des salles de cinéma. Les gamins de là-bas me firent songer à ceux peuplant mon enfance en Aveyron. Les saisons se mêlèrent à mes souvenirs, la blancheur hivernale de l’Aubrac, une boralde claire, les remous du Saint-Laurent. Il s’agit donc un peu de ma propre mémoire qu’au fil du temps j’ai photographié dans ces rues mais aussi les souvenirs à venir des enfants qui y grandissent. J’ai aimé, au matin, me retrouver dans le calme, sentir la pluie ou la chaleur des premiers rayons du soleil. J’ai aimé sortir des Urgences, imprégné de l’odeur et de l’humeur des autres. Photographier le silence, la neige et sa danse, spectateur de la rythmique bien huilée d’une foule qui s’ébranle ; Le travail de nuit à cette vertu : Il permet de nager à contre-courant. Photographies d’un espace délimité ce journal est aussi, et je l’espère, surtout, une fenêtre avec vue sur l’intérieur à travers laquelle chacun pourra puiser un souvenir de sa propre histoire. Le titre de cette série « Tôt un dimanche matin » est emprunté à Edward Hopper qui peignit en 1930 cette toile conservée de nos jours au Whitney Museum de New-York. Je me suis autorisé cet emprunt d’abord parce que je me reconnais dans la manière dont Hopper regardait une ville et plus généralement notre civilisation, mais aussi parce que dimanche est un jour à mon sens particulier, un silence dans la mesure, une petite mort. Photographier requiert de l’attention et il m’a fallu « dévisager » Montréal pour construire cette série. « Tôt un dimanche matin » est aussi le témoignage du caractère mouvant de la ville qui sans cesse se transforme, se meurt et renaît. De ce mouvement des atomes, fragilité de la ville, j’ai extrait deux années. Un silence dans la mesure. Là aussi, une petite mort.


Julien Coquentin
 
 
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